Noueux

Publié le par Richard Robert

Et soudain ta main

T’apparaît

Comme pièce de bois

Sculptée par les ans

Et rien ne saurait soustraire

Ta conscience

A la certitude

De n’être que végétal

En puissance

Parmi la foule des arbres


Noueux dans l’âme

Immobile au cœur

Solide au fond

Mais fragile face aux cieux

Raciné dans le monde

Certes

En attendant telle tempête

Qui t’emportera


Puisque tout ce qui chante

A ta cime

Passera aussi vite

Qu’un chant de merle

Dans l’indifférente beauté

De novembre

Publié dans Empreintes - 2008-2009

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